"Sous les ondes, la vallée gronde" : récit d'une lutte contre le projet d'antenne à Mirabel-et-Blacons

"Sous les ondes, la vallée gronde" : récit d'une lutte contre le projet d'antenne à Mirabel-et-Blacons

Episode description

Le lundi 12 février 2024, la nouvelle fuite et se répand comme une trainée de poudre : la mairie de Mirabel et Blacons a donné son accord à SFR pour l’implantation d’un pylône de 38 mètres à l’entrée du cimetière de la Salière. Mardi 13 février, une poignée d’habitants se rassemble et crée le collectif « Non à l’antenne - Mirabel et Blacons ». Samedi 17 février, deux cent cinquante personnes de tout âge se rendent à 15h à l’invitation du collectif , devant le cimetière de le Salière. Le micro de Radio Saint Ferréol était présent, et a recueilli le témoignage d'un habitant de Mirabel-et-Blacons qui nous raconte les débuts de cette mobilisation citoyenne. Après ce rassemblement, le collectif « Non à l’antenne - Mirabel et Blacons » a continué ses actions.Il contacte les élus du département Daniel Gilles et Murielle Paré, la député Marie Pochon et les mairies de Die et Dieulefit qui avaient signé un moratoire sur la 5G en 2020. Tous conseillent, partagent leur expérience, invitent au « courage politique ». Un avocat est sollicité ; il repère l’élément qui permettra de gagner un éventuel procès : il s’agit de la petite croix du cimetière qu’on ne verra plus depuis la route, si l’antenne s’installe à cet endroit. Dimanche 25 févrierUne quarantaine de personnes se rassemble au Domaine de Blacons pour écouter et commenter le documentaire audio de France Culture : « 5G Le progès contre l’environnement ? ». Le collectif exprime son désir d’avancer en concertation avec la mairie. Jeudi 29 févrierC’est le débat public organisé par la mairie.Une salle comble, des gens de tous âges,  beaucoup restent debout dans le fond car tous les sièges sont occupés. Certains viennent des villages alentours. L’ambiance est électrique. Face à eux, sont assis six des quatorze élus dont le maire, au côté du commercial de SFR et de la commerciale de Circet, le constructeur. Les commerciaux  sont venus informer les riverains à l’aide d’un power point. Ils parlent de réduire la fracture numérique et affirment que l’antenne est destinée à la 4G. L’adjointe à l’urbanisme explique que certains éléments comme l’intégration au paysage peuvent être employés pour empêcher d’implanter une antenne à cet endroit. Le débat, houleux, dure 3h, le micro tourne, le représentant de SFR tente souvent d’avoir réponse. L’éventail des impacts de la 5G est à nouveau déployé. Quatre des élus affirment être à ce jour personnellement contre ce projet. La mairie, qui avait fait le vœu d’agir en faveur de la transition écologique est invitée au courage politique, à ne pas se soumettre à des directives de l’état contraires à ses valeurs. La pétition qui a été lancée a dépassé les 1000 voix. Jeudi 7 marsUn argumentaire  du collectif est remis par écrit à la mairie. Vendredi 8 marsCinq personnes du collectif rencontrent le maire et quatre de ses adjoints et demandent une  concertation des habitants : a-t-on envie ou besoin de la 5G sur la commune ?La mairie annonce qu’elle compte s’opposer à la déclaration de travaux au cimetière de la Salière. L’antenne pourrait être installée à Malombre, terrain isolé, à la limite de Montclar. Mercredi 13 marsLe conseil municipal estime que l’élément paysager fait consensus et permet de refuser la Déclaration de travaux Préalable à cet endroit. Les arguments écologiques et sociétaux sont qualifiés de « philosophiques ».Est projetée une vue aérienne de Malombre. La maison la plus proche sera à 400 mètres de l’antenne, l’étude technique de l’opérateur est favorable. Cette zone boisée fait partie de « natura 2000 ». Un élu rapporte l’invitation du collectif à ne pas décider sans l’avis de la population. Les élus se réuniront ce samedi 16 mars pour élaborer un document informatif sur la nécessité d’une antenne, que certains d’entre eux prétendent encore destinée à la 4G et à la réduction de la fracture numérique… A suivre ! Prise de son et réalisation : Sarah Jacquet  
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