CHRONIQUES ÀMER #37 | Visa : le business de l’empêchement au voyage

CHRONIQUES ÀMER #37 | Visa : le business de l’empêchement au voyage

Episode description

Ce mois-ci dans Chroniques àMer, nous vous proposons un 1ᵉʳ épisode sur les politiques racistes des visas. Nous nous sommes intéressés à ce que ça a couté financièrement et moralement à celles et ceux qui les demandent et à ce que ça rapporte aux États européens qui mettent cette politique en place. Les membres de notre réseau vivent aussi bien au sud qu’au nord de la méditerranée. Alors, quand nous voulons nous voir et nous parler autrement qu’à travers nos téléphones, nous devons nous déplacer. Et bien évidemment nous nous confrontons encore une fois au système des frontières. Pour une partie du réseau, ceux et celles qui sont au nord, avec un passeport européen correspondant à leur genre, la plupart du temps, ça va. C’est une question de disponibilité et d’un peu d’argent. On décide parfois au dernier moment si on va de l’autre côté de la Méditerranée. Par contre, pour ceux et celles qui sont au sud, c’est une autre paire de manche. On a entendu un message de notre camarade Foulma qui vit au Maroc et qui a dû faire face à l’épreuve de la demande de visa pour notre meeting de printemps. Elle obtiendra finalement son visa 2 semaines après la réunion… Il faut commencer près d’un an à l’avance à faire une demande de visa. Une procédure complexe et humiliante qui est le premier verrou à la liberté de circulation. Le plus évident, mais celui dont on parle le moins. Comme si cette sombre procédure administrative était moins importante que les murs, les drones, les garde-côtes et autres entraves du régime des frontières. Moins meurtrière certainement, pourtant c’est bien la clef de voute de ce système. Alors on a voulu donner à comprendre ce que c’est que cette procédure, ce qu’elle coûte aux personnes qui doivent la suivre et ce que ça rapporte aux États. Parce que comme d’habitude, contrôle et profit font bon ménage. Nous aurions voulu aussi raconter comment ces procédures nous impacte dans notre fonctionnement. Comment certain·es camarades doivent faire avec le fait qu’iels sont les seuls de leur groupe à pouvoir voyager. Comment les visas reproduisent des discriminations dans les groupes où les plus précaires seront toujours obligées d’intervenir en visio. Ce que ça fait de se voir se plier aux exigences d'ambassades, de recevoir un refus. Ce qu’il en coûte humainement. Ce sera sans faute l’occasion d’une prochaine émission. Merci à Foulma, DJ, Maguette pour leur précieux témoignage, Merci à Boza FII et Alarmphone Dakar d’avoir écrit ce texte si percutant “à bas la politique des visas” https://alarmphone.org/fr/2026/02/13/a-bas-le-systeme-des-visas/ Merci à Nick pour son éclairage sur l’historique de la politique des visas Merci à AJ+ pour leur reportage visas Schengen le business du refus et à Mickael Pauron, auteur de “Visas pour la France. Le business des frontières fermées” Merci aussi à toutes les personnes qui ont rendu cette chronique possible. Merci à celles et ceux qui ont participé, qui ont prêter leurs voix, monter, fait des retours, et aussi à celles et ceux qui vont la diffusé.. Et pour la musique : – Visa de Grounsound – Bilal Assarguini avec Visa Schengen – Et toujours…L’instrumentale de Lettre à la République de Kery James Bonne écoute ! Main sur le cœur et poing levé. ** Attention : Parce que la politique des visas est une politique raciste, certains témoignages peuvent être tristes et révoltants ** Pour en savoir plus sur l’AlarmPhone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med. Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net
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