Les Invisibles [extrait de la série photo sonore] Charlie Debloy

Les Invisibles [extrait de la série photo sonore] Charlie Debloy

Episode description

LES INVISIBLES, un docu photo-sonore de Charlie Delboy,  donne la parole aux travailleuses et travailleurs invisibles ou invisibilisé.es. Ils et elles occupent des métiers indispensables pour faire tenir la société et sont pourtant peu valorisé.es et pris en compte par les pouvoirs publics. Leur santé et espérance de vie sont en grande partie déterminées par leur travail. Au cœur des débats sur la réforme des retraites, la question de la pénibilité est racontée en immersion photo-sonore par celles et ceux qui la vivent au quotidien.   Episode--> Sur un chantier . A découvrir en format photo-sonore : www.youtube.com/watch?v=c1mQn_oMpns Le premier épisode de la deuxième saison d'INVISIBLES nous emmène sur un chantier. Aujourd’hui, l’espérance de vie des ouvriers du bâtiment est de 62 ans. En 2017, le gouvernement Macron a supprimé quatre critères de pénibilité qui concernent en premier lieu le secteur du BTP : port de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et exposition aux agents chimiques. Gwendal, Cédric, Emmanuel et Steve rencontrés sur un chantier de rénovation en Drôme nous racontent les effets de leur métier sur leur corps et leur santé.Les accidents du travail et maladies professionnelles en chiffres dans le BTP* :Le secteur enregistre 200 morts par an, soit un mort par jour travaillé,1 salarié sur 18 est victime d’accident du travail par an soit un accident du travail toutes les 2 minutesL’âge moyen du traitement des dossiers en invalidité est de 53,5 ans7 salariés sur 10 ne sont plus en activité à 60 ans pour raison(s) de santé. Réalisation, montage et mixage : Charlie DelboyRéalisation et mix son générique : Rafaël CarosiMusique générique : Jimmysquare, Mean Machine   Episode----> Dans les égouts A découvrir en format photo-sonore : www.youtube.com/watch?v=HVTVy-rhP8M Le deuxième épisode de la série INVISIBLES nous emmène dans les tunnels souterrains de nos villes à la découverte d’un métier indispensable et pourtant peu connu : égoutier. Pour entretenir les réseaux d’assainissement, les égoutiers s’exposent quotidiennement à de nombreux agents chimiques et biologiques. Environnement insalubre, charges lourdes, obscurité, postures inconfortables, chaleur, c’est leur dur quotidien sous nos pieds. A la pénibilité du métier s'ajoute une surmortalité due à leur environnement de travail. Selon le médecin biologiste Claude Danglot, qui a étudié de près le cas des travailleurs parisiens, les égoutiers ont une espérance de vie de sept ans inférieure à l’espérance de vie des autres ouvriers. Pascal Wild, chercheur à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), a calculé de son côté qu’avant 65 ans, un égoutier a deux fois plus de risques de mourir que la moyenne, an raison de risque accru de maladies digestives, de cancers et de suicide. Guillaume, Ulrich et Yves nous racontent l’amour de leur métier et les effets sur leur corps et leur santé. Réalisation, montage et mixage : Charlie DelboyMixage et montage générique : Rafaël CarosiMusique générique : Jimmysquare, Mean Machine Remerciements : Yves Biagioni, Ulrich Bouchut, Guillaume Konrad, Jean-Christophe Nadal, Christophe Farinet   Episode-----> Dans les champs, en détachement A découvrir en format photo-sonore : www.youtube.com/watch?v=RYTrmFFvlK4 Au début du confinement, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume appelait les français sans activité ou au chômage partiel à « travailler dans les champs » pour palier au manque de main d'oeuvre agricole et éviter une pénurie alimentaire à cause de la fermeture des frontières. La dépendance de notre modèle agricole à la main-d’œuvre étrangère n’est cependant pas récente. Chaque année, environ 11,000 ouvrier.e.s agricoles étranger.e.s saisonnier.e.s viennent travailler dans le seul département des bouches du Rhône. Ces travailleur.ses migrant.es, en provenance d’Amérique du Sud, d’Afrique du Nord et subsaharienne sont très présents en viticulture, maraîchage et arboriculture intensifs. Ils et elles enchaînent les missions saisonnières dans nos champs, et pourtant nous ne les voyons pas. Derrière cette invisibilité, se cache des conditions de travail et de vie très dures et précaires, parfois même indignes, facilitées par la pratique de plus en plus répandue du “détachement”. Ce système permet à un.e exploitant.e agricole français, de sous traiter le recrutement et la gestion administrative d’un salarié.e agricole à une boîte d’interim espagnole et de faire ainsi de nombreuses économies : en gestion de personnel, en heures supplémentaires, prévention... Des procès, dont celui en cours de Yasmine contre l’entreprise espagnole Laboral Terra (ex salariées agricole marocaine) qui témoigne dans ce reportage, dénoncent depuis quelques années ces pratiques frauduleuses et plus largement de contournement du droit du travail français. En lame de fond, se pose aussi la question de notre rôle, en tant que consommateur.rice, qui en n’ouvrant pas les yeux sur les produits que nous achetons participons à entretenir l’orientation productiviste, intensive et industrielle de notre agriculture qui sont à la base de ces conditions de travail. Aller plus loin : Pour mieux regarder la réalité du travail agricole qui se cache derrière nos aliments, il existe certaines initiatives comme le réseau AMAP ou Près de chez nous. Réalisation, montage et mixage : Charlie DelboyRéalisation et mix son générique : Rafaël CarosiMusique générique : Jimmysquare, Mean Machine
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